On connait tous le dessin animé de Walt Disney les 101 Dalmatiens, sorti en 1961, il est l’adaptation du roman éponyme de Dodie Smith de 1956.
Un remake de ce dessins animé en prises de vue réelles (comprendre un film avec de vrais acteurs) sorti en 1996, Les 101 Dalmatiens, avec comme héroïne Glenn Close qui joua le rôle de Cruella d’Enfer.
Un autre remake vu le jour en 2000 et même une suite long-métrage en 2003. Il y eu même une série en 1998.
Tous les enfants du monde (ou presque) ont visionné ce film mythique. Comme beaucoup de dessins animés, on retient souvent plus le personnage méchant (le fameux vilain) que les héros de l’histoire (trop gentils). Il y a cependant une exception pour les 101 Dalamatiens. En effet la méchante Cruella capte l’attention plus que tous les autres personnages qui paraissent insipides à coté …
Cruella : De Glenn Close à Emma Stone incarnent la méchante avec excellence !
On se souvient de Glenn Close dans le rôle de Cruella D’enfer ! Elle incarnait la méchanceté avec brio ! On ressentait à la fois sa rage mais aussi son humour noir aiguisé. Emma Stone joue sur un tout autre registre tout en restant fidèle au personnage de Cruella.

Cruella retrace la genèse du plus grand vilain de Disney !
Pour cette nouvelle création, Disney répond au fameux adage : « On ne nait pas méchant, on le devient ». Ainsi on revient sur l’enfance de Cruella. Ce retour en arrière rend le personnage attachant, on compatit réellement à son existence. On se complairait même à la vengeance qu’elle mettra un point d’honneur à exécuter dans sa nouvelle vie.
L’interprétation d’Emma Stone est éblouissante !
Emma Stone est absolument éblouissante dans ce rôle. Jusque là on l’a plutôt aperçu dans des rôles où elle apparait comme la meilleure amie que tout le monde aimerait avoir. Ici c’est tout l’inverse. Si elle joue tantôt un personnage timide, presque chétif, elle laisse aussi exploser sa face sombre. Son interprétation est absolument subjuguante ! Lorsqu’elle expose le caractère fou de Cruella, on discerne un petit coté sadique et attachant proche du personnage de Harley Quinn. Son interprétation était tellement bluffante qu’elle a d’ors et déjà signé pour un second film qu’on a hâte de découvrir !

La mode par l’audace au coeur de la sublime photographie de Cruella !
Si le film touche pour l’histoire de cet illustre vilain, il l’est aussi par le biais par lequel Cruella s’épanouit … la mode ! En effet la jeune femme crée des vêtements absolument magnifique ! Elle se fait engager par une patronne tyrannique qui n’aurait rien à envier à Anna Wintour … Celle ci glorifie l’audace … au point de le regretter amèrement.
Quoi qu’il en soit le film nous offre des images sublimes. Au point même que ces détracteurs ne pourront que relever la magnificence d’une photographie éblouissante ! Les costumes y sont naturellement pour beaucoup de l’atelier aux manifestations loufoques du personnage. Tels ce que seront (bien plus tard les happenings). On salue d’ailleurs la pugnacité de l’héroïne absolument prête à tout pour réussir ! On la qualifierait d’ailleurs aisément de « girl boss » si l’époque était différente …










Superbe analyse de l’évolution de ce personnage iconique de Disney ! C’est vrai qu’Emma Stone apporte une modernité incroyable à Estella, bien loin de la version purement caricaturale de 1961. J’ai particulièrement aimé la manière dont le film explore la dualité entre la mode punk des années 70 à Londres et la haute couture traditionnelle.
On sent l’influence du film Le Diable s’habille en Prada, mais avec une touche de folie plus sombre, presque proche d’un ‘origin story’ à la Joker. Les costumes de Jenny Beavan méritent vraiment leur Oscar, ils sont indissociables de la performance d’actrice. Merci pour ce récapitulatif qui nous rappelle que, de Glenn Close à aujourd’hui, Cruella reste la reine des méchantes !
Bonjour Julie,
Merci beaucoup pour votre retour ! C’est tout à fait vrai, le travail sur les costumes est une pièce maîtresse du film, servant presque de moteur à l’intrigue autant que les dialogues.
La comparaison avec la scène punk londonienne est très juste : c’est ce qui donne cette énergie si particulière à cette version. On a hâte de voir comment la suite va lier cette genèse au film original que nous connaissons tous. Au plaisir de lire vos prochaines impressions cinématographiques sur le blog !
À bientôt